Guide de cuisson

Plus de doute possible !

Qui ne s’est jamais arraché les cheveux en préparant les rations de son animal à la vue de la quantité de viande ou de poisson restante après cuisson ?!

 

Ci-dessous, des calculateurs vous permettent d’estimer le poids cru vs cuit des principaux aliments utilisés dans les rations ménagères ou BARF. Notez que ces valeurs peuvent varier légèrement en fonction du mode de cuisson et de la durée. Privilégiez une cuisson vapeur, ou à défaut une cuisson à l’eau. Ces indications ne sont valables que pour les aliments cuits à coeur et pour le poisson. Pour les viandes pochées en surface et crues à coeur, considérer le poids cru uniquement.

viande
poisson
abats
féculents

Quelques idées reçues sur la cuisson

 

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Elle détruit tous les nutriments

Le mythe n° 1 sur le podium des idées reçues ! Si certaines vitamines hydrosolubles sont sensibles à la chaleur, une cuisson vapeur douce limitera considérablement les pertes, qui pourront être compensées par le CMV ou un apport de levure de bière pour les rations type BARF cuit sans os. Concernant les autres nutriments, les pertes sont négligeables et ces derniers sont concentrés en raison de l’évaporation de l’eau à la cuisson. Non, votre chien ne va pas se décomposer en mangeant une ration cuite, rassurez-vous.

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Les aliments cuits sont indigestes

En deuxième place se trouve cette obscure croyance qui consiste à penser qu’une alimentation cuite serait impossible à digérer et à assimiler par l’animal. C’est une idée séduisante que viennent malheureusement infirmer plusieurs études en démontrant au contraire une digestibilité supérieure pour la viande cuite par rapport à la viande crue. Certains chiens ne supportent d’ailleurs pas la viande crue mais cuite, et inversement. Les aliments cuits ne sont pas nocifs. C’est à la ration de s’adapter à l’animal et non l’inverse.

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Favorise la prolifération bactérienne

Médaille de bronze : on revient au pH. Oui, la viande crue serait censée favoriser une acidité gastrique plus importante que lorsque l’animal consomme des ingrédients cuits. Une fois de plus, ce sont de jolies croyances qui n’ont malheureusement pas de confirmation scientifique. D’autre part, la composition du microbiote est intimement liée au régime que suit l’animal, sans que cela ne soit bien ou mal. Ainsi, ce dernier sera composé différemment selon ce qu’il mange, sans que cela ne soit pathologique.

Bien cuire ses féculents

Vous avez sans doute déjà entendu qu’il était important de bien cuire les féculents avant de les distribuer à votre animal. Savez-vous pourquoi ?

L’amidon est composé d’amylose qui lors de la cuisson est comme “piégée” dans les molécules d’eau, ce qui conduit à gélatiniser l’amidon et donc le rendre digestible. Cette gélatinisation dépend de la température et du temps de cuisson, c’est pour cela qu’il est conseillé de cuire les féculents le double du temps indiqué pour notre consommation, afin de s’assurer que celle ci puisse être optimale. 

On ne congèle pas les féculents !

Lorsque les aliments contenant de l’amidon sont refroidis, la structure de ce dernier chance pour se cristalliser. C’est ce qu’on appelle la rétrogradation de l’amylose. Cela forme un amidon résistant qui n’est pas digéré dans l’intestin et atteint directement le colon intact. Il agit alors comme une fibre fermentescible et peut occasionner chez les sujets les plus fragiles des gazs, des selles molles ou des diarrhées.